En Rhône-Alpes, sous l’impulsion des quelques fortes personnalités, une variante de la belote coinchée réunit beaucoup de joueurs dans la région : la coinche stéphanoise.
Les règles sont plutôt originales. Ludiques, elles tendent à augmenter la part de hasard par rapport à la coinche la plus répandue, qui n’était pourtant pas démunie en la matière.
Au final, la coinche stéphanoise est une variante qui se situe entre la coinchée et la belote classique. De part la part donnée au hasard de cartes à tomber et des annonces, elle tend à reléguer au second rang le sens tactique et la complicité des binômes. En ce sens, elle se situe à l’opposée de la belote contrée parmi les variantes de belote à enchères.
Bonjour et merci pour votre question.
Généralement, le joueur qui n’a pas parlé au premier tour peut néanmoins faire une enchère au second.
Le cas que vous évoquez est plus précis, l’affaire de passionnés sans doute
. Je ne connais pas de règle qui aille jusque dans ce détail, donc en principe il est permis de surenchérir.
Mais il faut surtout vous référez à l’esprit du jeu. En l’occurrence, cette liberté de parler après d’être tû semble mettre du piment sans complexifier inutilement le jeu.
Je trouve cette explication sur la belote coinchée stéphanoise pas assez précise et tend à faire quelques rectifications. Tout d’abord, cette façon de jouer est l’unique façon de jouer dans toute la région stéphanoise. Donc pour trouver des partenaires de jeu, c’est assez simple.
Ensuite, ce n’est pas vraiment une variante. C’est plutôt les autres formes de coinches qui en sont des variantes puisque c’est cette façon de jouer qui a été introduite en France pour la première fois en 1915.
Ensuite, le hasard a certes une plus grande place (et cela promet des enchères et des parties palpitantes) mais le sens tactique et la complicité sont tout aussi important. En effet, en ayant l’occasion de monter plus lentement (de 5 en 5 : 85,90,95… et non au point près), cela offre une bonne capacité de communiquer. Et finalement, lorsqu’on connait bien son jeu et compris le jeu de son partenaire, les 2 cartes distribuées ne sont que des bonus (parfois non négligeables).
Je trouve aussi que cette façon de jouer offre des palpitations, car lorsque les enchères montent haut sans connaitre toutes ces cartes, cela promet des enchères hautes en couleur.
Bref, pour mieux connaitre les règles, visitez le site de la Federation Francaise de coinche.
Bonjour,
Merci pour votre contribution. J’ai complété l’article et répond ci-dessous à vos remarques :
- Affirmer qu’il s’agit de l’unique variante jouée dans un région donnée est peut-être péremptoire. Les joueurs prennent toujours des libertés et les brassages inter-région ne peuvent empêcher l’évolution des règles à l’usage. L’orthodoxie convient plutôt aux pratiques de clubs dédiés à la belote et facilite l’organisation des compétitions.
- Vouloir faire de la coinche stéphanoise une forme principale conduirait à des débats sur l’origine du jeu interminable. Etant une pratique propre à une communauté de joueurs de la région de Saint-Etienne, nous pouvons maintenir qu’il s’agit d’une variante de la belote de type coinche. Plus de détails sur la belote coinchée en France.
- Concernant les enchères de 5 en 5, je vous remercie de la correction. Ma source était stéphanoise, mais elle ne prétend pas qu’il s’agit de la norme. J’ai donc complété l’article en ce se sens. Je présume que les enchères commencent à 80 points ? Ou bien 85 ?
- Plus le hasard est important et moins l’intelligence le jeu d’équipe sont primées par le jeu, c’est un fait, je n’y peux rien. Cela n’annihile pas la part du talent, cela la réduit. Et, cela n’empêche pas que beaucoup de joueurs apprécient effectivement le sel de l’inconnu des 2 cartes retournées après les enchères.
Si 2 équipiers ne parlent pas au 1er tour, peuvent-t-ils parler ensuite si une enchère a été faite entre temps?